L’Orestie

Au plein soleil de la Méditerranée, les temples écroulés, Mycènes, Delphes, les Pyramides, Djémila. Les oiseaux noirs face aux feux du ciel. L’orient mêlé, les peurs de la nuit et des matins gris. Ici, les trahisons et les échecs ; les fuites successives, celles de tous les petits jours : celles de nous tous, oui.

Et le Pouvoir, absolu, hydre renouvelée, engraissée, engrossée, par les mers de désirs, pollution des paysages, farces cyniques des gouvernants de tous poils, hochets distribués à la foule des Pauvres… le POUVOIR !

Pylade : voilà un visage toujours présent. Une colonie de cadavres, d’Agamemnon à Oreste, les cendres, celles qui coulent sans cesser sur nos faces, les cendres de la mort, mais aussi celles des luttes, celles des journées tristes et des collines brûlées, au Sud. Les amas, tumuli mortuaires, les stèles que nous dressons aux amis assassinés, une Orestie tous les jours renaît.

En Avignon, au mois chauds de cet été 1980, Gérard Gelas a écrit cette comédie du pouvoir : l’ORESTIE. Une écriture d’aujourd’hui pour un acte de vie.
Et le Théâtre du Chêne Noir nous donne encore à voir ces jeux de mort.
Mais peut-être aussi l’Espoir…

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